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Posted by: astroadmfanch
Éclipse totale de Soleil du 12 août 2026 : récit, observations, images et explications scientifiques
Le 12 août 2026, quelques minutes ont suffi pour transformer une fin de journée estivale en l’un des spectacles astronomiques les plus impressionnants visibles depuis la Terre.
Ce jour-là, la Lune s’est placée exactement entre notre planète et le Soleil. Ainsi, son ombre a parcouru une partie de l’hémisphère Nord, depuis les régions arctiques jusqu’à l’Europe du Sud.
Sur une bande étroite passant notamment par le Groenland, l’ouest de l’Islande, le nord de l’Espagne et une petite partie du Portugal, la Lune a entièrement masqué le Soleil.
Pendant quelques instants, le jour a alors pris l’apparence d’un crépuscule.
Autour du disque noir de notre satellite est apparue la couronne solaire, cette atmosphère extérieure du Soleil que l’éclat de la photosphère rend normalement invisible à l’œil nu.
La NASA donne pour cette éclipse une magnitude maximale de 1,0386 et une durée maximale de totalité de 2 minutes et 18,2 secondes.
En France métropolitaine, l’éclipse est restée partielle. Cependant, elle a offert un spectacle remarquable puisque, dans de nombreuses régions, la Lune a recouvert plus de 90 % du disque solaire.
Depuis le sol, les airs et l’espace, astronomes, ingénieurs et photographes ont observé le phénomène sous des angles très différents.
Quelques jours plus tard, la NASA et l’Agence spatiale européenne ont publié plusieurs images exceptionnelles : progression de l’éclipse au-dessus d’un champ de tournesols espagnol, observations depuis un avion WB-57 à haute altitude et même une étonnante double éclipse observée par Proba-3.
À retenir
- Date : 12 août 2026
- Type : éclipse totale de Soleil
- Saros : 126
- Numéro dans le Saros : 48 sur 72
- Magnitude maximale : 1,0386
- Durée maximale de totalité : 2 min 18,2 s
- Largeur maximale de la bande de totalité : environ 294 km
- Totalité visible notamment depuis : Groenland, Islande, Espagne et petite partie du Portugal
- France métropolitaine : éclipse partielle uniquement
- Particularité en Espagne : Soleil très bas sur l’horizon pendant la totalité
- Prochaine éclipse totale de Soleil : 2 août 2027
Une ombre lunaire qui traverse l’hémisphère Nord
Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil.
À ce moment-là, notre satellite projette son ombre dans l’espace.
Cette ombre comporte plusieurs régions.
La partie extérieure porte le nom de pénombre. Lorsqu’un observateur se trouve dans cette zone, la Lune ne cache qu’une fraction du Soleil. Il assiste donc à une éclipse partielle.
Au centre se trouve une région beaucoup plus sombre : l’ombre, ou umbra.
Dans cette bande relativement étroite, la Lune cache entièrement le disque solaire. Les observateurs peuvent alors assister à une éclipse totale.
Le 12 août 2026, cette ombre a parcouru plusieurs milliers de kilomètres.
D’abord, elle a traversé les hautes latitudes arctiques. Ensuite, elle a balayé le Groenland et l’Islande avant de franchir l’Atlantique Nord.
Enfin, l’ombre lunaire a atteint la péninsule Ibérique en fin de journée.
La zone de totalité n’occupait qu’une bande étroite à l’échelle de notre planète. En revanche, une immense partie de l’hémisphère Nord se trouvait dans la pénombre lunaire et pouvait observer une éclipse partielle.
La NASA propose une carte détaillée du phénomène :

https://science.nasa.gov/eclipses/future-eclipses/total-solar-eclipse-on-august-12-2026
À lire également sur Astroplanet
La Lune : le fascinant satellite naturel de la Terre
https://www.astroplanet.fr/2020/12/04/la-lune-le-fascinant-satellite-naturel-de-la-terre/
L’orbite de la Terre
https://www.astroplanet.fr/2018/09/23/lorbite-de-la-terre/
Pourquoi une éclipse totale de Soleil est-elle possible ?
Le phénomène repose sur une remarquable coïncidence géométrique.
Le Soleil possède un diamètre d’environ 1,39 million de kilomètres.
De son côté, la Lune mesure seulement environ 3 475 kilomètres de diamètre.
Notre étoile est donc approximativement 400 fois plus grande que notre satellite.
Cependant, le Soleil se trouve également environ 400 fois plus loin de nous que la Lune.
Par conséquent, vus depuis la Terre, le Soleil et la Lune présentent des diamètres apparents très proches.
Dans certaines circonstances, la Lune peut donc cacher exactement le disque solaire.
Toutefois, sa distance à la Terre varie au cours de son orbite.
Lorsqu’elle se trouve relativement proche de nous, son diamètre apparent devient suffisamment important pour masquer entièrement le Soleil : nous observons alors une éclipse totale.
À l’inverse, lorsqu’elle se trouve plus loin, son diamètre apparent devient légèrement plus petit. Un anneau de lumière solaire reste alors visible autour de la Lune : il s’agit d’une éclipse annulaire.
Le 12 août 2026, la magnitude de 1,0386 indique que le diamètre apparent de la Lune dépassait légèrement celui du Soleil au centre de la trajectoire.
L’Espagne aux premières loges
La péninsule Ibérique constituait l’une des régions les plus accessibles pour assister à la totalité.
Selon l’Instituto Geográfico Nacional espagnol, la bande de totalité a traversé le nord de l’Espagne d’ouest en est.
Elle a notamment concerné les régions d’A Coruña, Oviedo, León, Bilbao, Zaragoza et València.
Toutefois, cette éclipse présentait une particularité importante : le Soleil se trouvait déjà très bas dans le ciel.
À A Coruña, l’éclipse a commencé vers 19 h 31, atteint son maximum vers 20 h 28 et pris fin vers 21 h 22.
La totalité y a duré environ 76 secondes, tandis que le Soleil se trouvait encore à environ 12° au-dessus de l’horizon.
À Burgos, la totalité a atteint environ 104 secondes, avec un Soleil situé à seulement 8° de hauteur.Grâce à cette faible élévation, les photographes ont pu cadrer simultanément le Soleil éclipsé, le paysage, les bâtiments et l’horizon espagnol.


Source officielle :
https://astronomia.ign.es/eclipses-de-sol-y-luna/eclipse-total-sol-de-12-de-agosto-2026
À León, des milliers de personnes sous l’ombre de la Lune
L’Agence spatiale européenne avait choisi León pour organiser l’un de ses principaux événements publics.
Selon l’ESA, environ 14 500 personnes ont participé aux animations consacrées à l’éclipse.
À León, la totalité a commencé vers 20 h 28 CEST et a duré environ 1 minute et 45 secondes.
Au fil de la phase partielle, le croissant solaire s’est progressivement réduit.
Puis, lorsque la Lune a caché le dernier fragment de photosphère, la luminosité a brutalement chuté.
Le paysage a pris les couleurs du crépuscule.
Au centre du spectacle apparaissait alors la silhouette parfaitement noire de la Lune.
Autour d’elle s’étendait la couronne solaire, sous la forme de longues structures lumineuses.
PHOTO — Totalité observée depuis León

Licence : ESA Standard Licence
Source de l’image :
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/Totality_in_Leon_12_August_2026
La couronne solaire apparaît enfin
La couronne entoure constamment le Soleil.
En temps normal, nous ne pouvons pourtant pas la distinguer à l’œil nu, car la photosphère produit une lumière beaucoup plus intense.
Pendant la totalité, la Lune masque cette partie brillante de notre étoile.
L’éclipse agit alors comme un gigantesque coronographe naturel.
Grâce à cette occultation, l’œil et les instruments peuvent observer les régions beaucoup plus faibles de l’atmosphère externe du Soleil.
La couronne ne forme pas une simple enveloppe uniforme.
Au contraire, le champ magnétique solaire modèle ses grandes structures et organise le plasma en filaments, boucles et extensions.
Sa température soulève également une question majeure.
La photosphère atteint environ 5 500 °C, alors que certaines régions de la couronne dépassent un million de degrés.
Pourtant, plus on s’éloigne de la surface visible du Soleil, plus on pourrait intuitivement s’attendre à voir la température diminuer.
Les scientifiques cherchent donc encore à comprendre précisément quels mécanismes transfèrent autant d’énergie vers la couronne.
Ce problème constitue aujourd’hui encore l’un des grands sujets de recherche en héliophysique.
À lire sur Astroplanet
Sol, le Soleil
https://www.astroplanet.fr/2019/02/27/sol-le-soleil/
L’atmosphère du Soleil
https://www.astroplanet.fr/2020/05/19/latmosphere-du-soleil/
Trois images exceptionnelles du 12 août 2026
1. La progression de l’éclipse au-dessus d’un champ de tournesols
Parmi les photographies publiées après l’événement, une composition de la NASA se distingue particulièrement.
Le photographe Bill Ingalls s’était installé à San Millán de los Caballeros, à environ 40 kilomètres au sud de León.
Pendant l’éclipse, il a réalisé une série de clichés.
Ensuite, la NASA a assemblé plusieurs de ces images afin de montrer la progression du Soleil éclipsé au-dessus d’un champ de tournesols.
Le résultat permet de visualiser d’un seul coup d’œil les différentes phases du phénomène.

Crédit : NASA / Bill Ingalls.
Article NASA Earth Observatory :
https://science.nasa.gov/earth/earth-observatory/a-sunflowers-view-of-totality/
Image dans la bibliothèque NASA :
https://images.nasa.gov/details/NHQ202608120205
Galerie NASA HQ :
https://www.flickr.com/photos/nasahqphoto/55460226954
Une protubérance solaire photographiée pendant la totalité
Les photographies réalisées en Espagne révèlent également plusieurs détails spectaculaires autour du disque lunaire.
On distingue notamment une protubérance solaire.
Une protubérance correspond à une immense structure de plasma maintenue et guidée par le champ magnétique du Soleil.
Certaines atteignent des dimensions plusieurs fois supérieures au diamètre de la Terre.
Pendant une éclipse totale, ces structures peuvent apparaître comme de petites excroissances rougeâtres autour du disque noir de la Lune.
Ainsi, les photographies ne montrent pas seulement un événement esthétique : elles révèlent également l’activité de notre étoile.
Et en France ?
La France métropolitaine se trouvait juste à l’extérieur de la bande de totalité.
L’éclipse y est donc restée partielle partout.
Néanmoins, le taux d’occultation a atteint un niveau remarquable dans de nombreuses régions.
Au maximum, la Lune recouvrait plus de 90 % de la surface apparente du Soleil sur une grande partie du territoire.
L’Observatoire de Paris avait notamment développé l’application ÉclipSEOP afin de calculer les circonstances précises du phénomène selon le lieu d’observation.
Cet outil fournit notamment :
- le début de l’éclipse ;
- l’heure du maximum ;
- la fin du phénomène ;
- la magnitude ;
- le pourcentage d’obscuration ;
- la hauteur du Soleil ;
- son azimut ;
- les heures de lever et de coucher.
Puisque l’éclipse avait lieu en soirée, le Soleil se trouvait très bas dans le ciel.
Par conséquent, les observateurs devaient disposer d’un horizon occidental bien dégagé.
Informations de l’Observatoire de Paris :
https://observatoiredeparis.psl.eu/eclipse-solaire-du-12-aout.html
Dossier consacré à l’éclipse :
Il faut toutefois rappeler qu’une éclipse partielle très profonde reste visuellement différente d’une véritable totalité.
Même un minuscule fragment de photosphère produit encore énormément de lumière.
C’est pourquoi la couronne ne devient réellement visible à l’œil nu que lorsque la Lune cache 100 % du disque solaire.
2. L’éclipse observée depuis le WB-57 de la NASA
Pour les scientifiques, une éclipse totale ne constitue pas seulement un spectacle.
Elle représente aussi un laboratoire naturel exceptionnel.
À cette occasion, la NASA avait déployé en Islande un avion scientifique WB-57 capable de voler à très haute altitude.
L’appareil a décollé de Keflavík afin d’observer l’éclipse dans des conditions atmosphériques particulièrement favorables.
Pendant la totalité, la caméra SAMI, installée dans le nez de l’avion, a enregistré la couronne solaire.
Le Scientific Visualization Studio de la NASA a ensuite publié les premières images de l’expérience.
Voler à haute altitude présente plusieurs avantages.
Tout d’abord, l’instrument évolue au-dessus d’une grande partie des nuages et de la vapeur d’eau.
De plus, il subit moins les effets de certaines turbulences présentes dans les couches inférieures de l’atmosphère.
Enfin, l’avion peut se déplacer afin d’optimiser la géométrie de l’observation.

Crédit : NASA.
Page scientifique NASA avec les médias :
https://svs.gsfc.nasa.gov/15075
Des ballons scientifiques dans l’ombre de la Lune
En parallèle, des équipes du Nationwide Eclipse Ballooning Project ont lancé des ballons scientifiques depuis l’Islande.
Ces expériences permettaient notamment d’étudier les réactions de l’atmosphère terrestre lorsque la lumière solaire chute brutalement.
Ainsi, les chercheurs pouvaient comparer les données enregistrées avant, pendant et après la totalité.
La NASA rassemble également ces photographies et vidéos sur la page :
https://svs.gsfc.nasa.gov/15075
L’éclipse vue depuis l’espace
Depuis le sol, nous regardons la Lune cacher progressivement le Soleil.
Depuis l’espace, le phénomène prend une apparence complètement différente.
Les satellites peuvent observer l’ombre de la Lune qui se déplace à la surface de la Terre.
Le satellite météorologique MTG-I1 a notamment enregistré ce déplacement pendant l’éclipse.
Cette perspective montre très clairement pourquoi la totalité ne concerne qu’une bande relativement étroite.
En effet, seuls les observateurs situés dans l’ombre centrale voient le Soleil disparaître complètement.
À quelques centaines de kilomètres de cette bande, la pénombre ne masque qu’une partie de notre étoile.
L’ESA présente plusieurs de ces observations ici :
https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/A_look_back_at_the_2026_total_solar_eclipse
3. Proba-3 réalise une extraordinaire double éclipse
L’une des observations les plus étonnantes du 12 août provient de la mission européenne Proba-3.
Cette mission de l’ESA repose sur deux satellites qui volent en formation avec une précision extrême.
Pendant leurs opérations coronographiques, ils maintiennent une distance d’environ 150 mètres.
Le premier satellite, appelé Occulter, joue le rôle d’une Lune artificielle.
Il bloque directement la lumière solaire.
Le second embarque le coronographe ASPIICS, qui observe alors la couronne.
Grâce à cette configuration, Proba-3 peut fabriquer ses propres éclipses artificielles et étudier l’atmosphère solaire pendant plusieurs heures.
Le 12 août, cependant, la situation a pris une tournure exceptionnelle.
Proba-3 maintenait déjà son occultation artificielle lorsque la véritable Lune est entrée dans le champ de vue d’ASPIICS.
Notre satellite naturel a alors masqué le Soleil depuis la position de Proba-3.
La mission a donc assisté à une véritable double éclipse.
Depuis cette position dans l’espace, la Lune a caché le Soleil pendant environ 8 minutes et 40 secondes.
Cette durée dépasse largement les 2 minutes et 18 secondes de totalité maximale observables depuis la surface de la Terre.
De plus, cette occultation naturelle a considérablement réduit la lumière parasite reçue par le coronographe.
Les scientifiques ont donc profité de cette situation rare pour étudier la couronne et vérifier les performances de l’instrument.

Crédit : ESA / Proba-3 / ASPIICS.
Image/animation officielle ESA :
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/A_double_eclipse_for_Proba-3
Vidéo officielle ESA :
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Videos/2026/08/A_double_eclipse_for_Proba-3
Image de la couronne obtenue le même jour :
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/Proba-3_s_eclipse_hours_before_totality_in_Europe
Pourquoi toutes les nouvelles lunes ne provoquent-elles pas une éclipse ?
Une éclipse de Soleil nécessite une nouvelle lune.
Pourtant, nous n’observons pas une éclipse solaire chaque mois.
Pourquoi ?
Le plan dans lequel la Lune tourne autour de la Terre présente une inclinaison d’environ 5° par rapport au plan de l’orbite terrestre autour du Soleil, appelé écliptique.
Ainsi, lors de la plupart des nouvelles lunes, notre satellite passe légèrement au-dessus ou au-dessous de l’alignement parfait.
Les deux points où l’orbite lunaire coupe l’écliptique portent le nom de nœuds lunaires.
Pour produire une éclipse, la nouvelle lune doit se trouver suffisamment près de l’un de ces nœuds.
Lorsque les conditions sont réunies, le Soleil, la Lune et la Terre s’alignent assez précisément pour que l’ombre lunaire atteigne notre planète.
Cette géométrie explique également pourquoi les éclipses se produisent souvent par groupes.
Ainsi, après l’éclipse solaire du 12 août 2026, une éclipse partielle de Lune aura lieu seulement seize jours plus tard, le 28 août 2026.
Astroplanet lui consacrera un article spécifique.
Qu’est-ce que le Saros 126 ?
Les éclipses suivent plusieurs cycles astronomiques.
Parmi eux, le Saros est probablement le plus célèbre.
Un Saros dure environ 18 ans, 11 jours et 8 heures.
Après cette période, le Soleil, la Terre et la Lune retrouvent une géométrie très proche.
Par conséquent, une nouvelle éclipse présentant des caractéristiques comparables se produit.
L’éclipse du 12 août 2026 appartient au Saros 126.
Elle constitue la 48e éclipse sur les 72 que compte cette série.
Le même Saros avait notamment produit l’éclipse totale du 1er août 2008.
Ensuite, cette série produira une nouvelle éclipse totale le 23 août 2044.
Cependant, deux éclipses séparées par un Saros ne se produisent pas au même endroit sur Terre.
Les huit heures supplémentaires du cycle déplacent en effet la zone de visibilité d’environ un tiers de tour terrestre.
Catalogue du Saros 126 :
https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEsaros/SEsaros126.html
Données techniques du 12 août 2026 :
https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEbeselm/SEbeselm2001/SE2026Aug12Tbeselm.html
Observer une éclipse de Soleil sans danger
Même si l’éclipse du 12 août est terminée, les mêmes règles s’appliqueront aux prochaines éclipses solaires.
Regarder directement le Soleil reste dangereux dès qu’une partie de sa photosphère demeure visible.
Les lunettes de Soleil ordinaires, même très foncées, ne protègent pas suffisamment les yeux.
Il faut utiliser :
- des lunettes spécialement conçues pour les éclipses ;
- un filtre solaire certifié ;
- ou une méthode d’observation indirecte par projection.
Les jumelles, téléobjectifs et télescopes exigent encore davantage de précautions.
En effet, ces instruments concentrent la lumière solaire.
Il faut donc placer un filtre solaire adapté devant l’objectif, avant que l’instrument ne concentre le rayonnement.
Pendant une éclipse totale, l’observateur peut retirer ses lunettes uniquement lorsque la Lune cache complètement le Soleil.
Dès que le premier point lumineux de la photosphère réapparaît, il doit immédiatement remettre sa protection.
En France, puisque l’éclipse du 12 août 2026 est restée partielle, les observateurs devaient conserver leurs lunettes pendant toute la durée du phénomène.
Consignes officielles de la NASA :
https://science.nasa.gov/eclipses/safety
Le prochain grand rendez-vous solaire : le 2 août 2027
Il ne faudra pas attendre longtemps avant la prochaine éclipse totale de Soleil.
Elle aura lieu le 2 août 2027.
Sa trajectoire traversera notamment le sud de l’Espagne, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
Cette fois, la durée maximale de totalité atteindra environ 6 minutes et 23 secondes dans les régions les mieux placées.
Autrement dit, la totalité durera presque trois fois plus longtemps qu’au maximum de l’éclipse de 2026.
Cette éclipse constituera donc l’un des grands rendez-vous astronomiques de 2027.
Astroplanet lui consacrera naturellement un dossier d’observation.
Questions fréquentes
Où l’éclipse du 12 août 2026 était-elle totale ?
La bande de totalité passait notamment par le Groenland, l’ouest de l’Islande, le nord de l’Espagne et une petite partie du Portugal.
L’éclipse était-elle totale en France ?
Non. En France métropolitaine, les observateurs ont vu une éclipse partielle. Dans plusieurs régions, la Lune a néanmoins recouvert plus de 90 % du disque solaire.
Combien de temps la totalité a-t-elle duré ?
La durée maximale a atteint environ 2 minutes et 18,2 secondes. Toutefois, cette durée variait selon la position de l’observateur dans la bande de totalité.
Pourquoi voit-on la couronne pendant une éclipse totale ?
La Lune cache la photosphère extrêmement brillante du Soleil. Par conséquent, la couronne, beaucoup moins lumineuse, devient visible autour du disque lunaire.
Pourquoi Proba-3 fabrique-t-il des éclipses artificielles ?
Les deux satellites fonctionnent ensemble comme un immense coronographe. L’un bloque le Soleil tandis que l’autre observe sa couronne. Ainsi, Proba-3 peut étudier cette région pendant plusieurs heures.
Qu’est-ce que la double éclipse de Proba-3 ?
Le 12 août, Proba-3 produisait déjà une éclipse artificielle lorsque la vraie Lune a traversé le champ du coronographe ASPIICS. Depuis la mission, la Lune a caché le Soleil pendant environ 8 minutes et 40 secondes.
Peut-on regarder une éclipse solaire sans lunettes ?
Seulement durant la totalité d’une véritable éclipse totale, lorsque la Lune cache entièrement le Soleil. En revanche, une protection solaire adaptée reste indispensable pendant toutes les phases partielles.
Quelle sera la prochaine éclipse en 2026 ?
Une éclipse partielle de Lune aura lieu le 28 août 2026. Contrairement à une éclipse de Soleil, elle pourra être observée sans protection particulière pour les yeux.
Conclusion
L’éclipse totale du 12 août 2026 restera l’un des grands événements astronomiques européens de cette décennie.
En Espagne, des milliers de personnes ont vu le Soleil disparaître derrière la Lune tandis que la couronne se déployait autour du disque noir de notre satellite.
En France, le phénomène est resté partiel. Néanmoins, la forte occultation et la faible hauteur du Soleil ont offert un spectacle remarquable.
Les scientifiques, quant à eux, ont multiplié les points de vue.
Ainsi, Bill Ingalls a photographié la progression de l’éclipse au-dessus d’un champ de tournesols espagnol.
Dans le même temps, le WB-57 de la NASA observait la couronne depuis la haute atmosphère au-dessus de l’Islande.
Des satellites ont également suivi le déplacement de l’ombre lunaire sur la Terre.
Enfin, Proba-3 a vécu une situation extraordinaire : la véritable Lune est venue se superposer à l’éclipse artificielle que la mission européenne produisait déjà.
Pourtant, le calendrier astronomique ne s’arrête pas là.
Le 28 août 2026, la Lune traversera à son tour l’ombre de la Terre lors d’une profonde éclipse partielle.
Ce sera le prochain rendez-vous d’Astroplanet.
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https://www.astroplanet.fr/2019/02/27/sol-le-soleil/
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https://www.astroplanet.fr/2022/12/31/les-evenements-spatiaux-marquants-de-lannee-2022-1er-janvier-31-decembre/
Sources et références
NASA Science — Total Solar Eclipse on August 12, 2026
Cette page présente la trajectoire de l’éclipse, les régions de visibilité et les principales explications du phénomène.

Goddard Space Flight Center / NASA — Besselian Elements for the Total Solar Eclipse of 2026 Aug 12
Cette référence fournit les données astronomiques détaillées : magnitude 1,0386, Saros 126, largeur de la bande et durée maximale de 2 min 18,2 s.
https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEbeselm/SEbeselm2001/SE2026Aug12Tbeselm.html
Goddard Space Flight Center / NASA — Solar Eclipse Saros 126
Le catalogue présente l’ensemble des éclipses appartenant au Saros 126 ainsi que leurs principales caractéristiques.
https://eclipse.gsfc.nasa.gov/SEsaros/SEsaros126.html
NASA Earth Observatory — A Sunflower’s View of Totality
Ce reportage présente les observations réalisées en Espagne et la photographie composite de Bill Ingalls montrant l’éclipse au-dessus d’un champ de tournesols.

Crédit : NASA / Bill Ingalls.
Scientific Visualization Studio de la NASA — 2026 Total Solar Eclipse Imagery
Cette page rassemble les images et vidéos des expériences scientifiques réalisées pendant l’éclipse, notamment les observations depuis le WB-57 au-dessus de l’Islande.
https://svs.gsfc.nasa.gov/15075
Image WB-57 :
https://svs.gsfc.nasa.gov/vis/a010000/a015000/a015075/2026_08_12_Eclipse_WB52_1920.00342_print.jpg
Crédit : NASA
European Space Agency — A look back at the 2026 total solar eclipse
L’ESA rassemble sur cette page ses observations post-éclipse : images depuis le sol et l’espace, événement public de León, observation de l’ombre lunaire et données de Proba-3.
https://www.esa.int/Science_Exploration/Space_Science/A_look_back_at_the_2026_total_solar_eclipse
ESA — Totality in León, 12 August 2026
Cette page présente une photographie officielle de la totalité observée depuis León.
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/Totality_in_Leon_12_August_2026
Crédit : European Space Agency – ESA
Licence : ESA Standard Licence
ESA / Proba-3 — A double eclipse for Proba-3
Cette ressource montre le passage de la Lune dans le champ du coronographe ASPIICS alors que Proba-3 produisait déjà sa propre éclipse artificielle.
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/A_double_eclipse_for_Proba-3
Version vidéo :
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Videos/2026/08/A_double_eclipse_for_Proba-3
Crédit : ESA / Proba-3 / ASPIICS
Licence : CC BY-SA 3.0 IGO ou ESA Standard Licence
ESA — Proba-3’s eclipse hours before totality in Europe
Cette image montre la couronne solaire observée par ASPIICS quelques heures avant la totalité européenne.
https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2026/08/Proba-3_s_eclipse_hours_before_totality_in_Europe
Instituto Geográfico Nacional — Eclipse total de Sol del 12 de agosto de 2026
L’IGN fournit la trajectoire espagnole, les horaires locaux, la hauteur du Soleil et les durées de totalité.
https://astronomia.ign.es/eclipses-de-sol-y-luna/eclipse-total-sol-de-12-de-agosto-2026
Observatoire de Paris — Éclipse solaire du 12 août 2026
L’Observatoire de Paris présente la visibilité de l’éclipse depuis la France et les outils de calcul des circonstances locales.
https://observatoiredeparis.psl.eu/eclipse-solaire-du-12-aout.html
Dossier dédié :
https://eclipses.observatoiredeparis.psl.eu/accueil
NASA Science — Eclipse Viewing Safety
La NASA détaille ici les règles de sécurité à respecter pour observer une éclipse solaire.
https://science.nasa.gov/eclipses/safety
Informations scientifiques et liens vérifiés le 16 août 2026.




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