Août 17

Éclipse totale de Soleil du 12 août 2026 : récit, images

Le mercredi 12 août 2026, quelques minutes ont suffi pour transformer la fin d’une journée d’été en spectacle astronomique exceptionnel. La Lune s’est glissée exactement entre la Terre et le Soleil et son ombre a parcouru une partie de l’hémisphère Nord.

Éclipse du 12 août 2026 vue depuis les Piliers de León La Lune masque entièrement le Soleil au-dessus de León, en Espagne, le 12 août 2026. La couronne solaire apparaît autour du disque lunaire. La totalité a duré environ 1 min 45 s.
Crédit : European Space Agency – ESA.

Sur une bande étroite passant par le nord de la Russie, le Groenland, l’Islande, l’océan Atlantique, le nord de l’Espagne et une petite partie du Portugal, le Soleil a été entièrement masqué. Pour les observateurs placés dans cette zone de totalité, le ciel s’est brusquement assombri et la couronne solaire est devenue visible autour du disque noir de la Lune.

En France métropolitaine, la totalité n’était pas observable. Mais le spectacle n’en était pas moins remarquable : l’éclipse y était fortement partielle et, sur une grande partie du territoire, plus de 90 % du disque solaire a été masqué. À Paris, l’obscuration calculée atteignait environ 92,1 %. Dans le Sud-Ouest, elle approchait 98 %.

Quatre jours après l’événement, les premières photographies scientifiques et images spectaculaires sont désormais disponibles. Depuis le sol, depuis un avion de recherche à haute altitude et même depuis l’espace, cette éclipse du 12 août 2026 a été observée sous des angles très différents.

À retenir

  • Date : 12 août 2026
  • Type : éclipse totale de Soleil
  • Série de Saros : 126
  • Magnitude maximale : environ 1,039
  • Durée maximale de la totalité : 2 min 18 s
  • Totalité visible notamment depuis : nord de la Russie, Groenland, Islande, nord de l’Espagne et petite partie du Portugal
  • France métropolitaine : éclipse partielle uniquement
  • Durée globale du phénomène : environ 4 h 23 min
  • Particularité en Espagne : totalité observée avec le Soleil très bas sur l’horizon, peu avant son coucher
  • Prochaine éclipse totale de Soleil : 2 août 2027

Les calculs de la NASA classent l’éclipse du 12 août 2026 dans le Saros 126, avec une magnitude proche de 1,039 et une durée maximale de totalité de 2 minutes et 18 secondes.

Une ombre qui traverse l’hémisphère Nord

Quoi de neuf ? Août 2026
Trajectoire de l’ombre de la Lune lors de l’éclipse totale de Soleil du 12 août 2026. La bande centrale correspond à la zone depuis laquelle la totalité pouvait être observée. Crédit : NASA Scientific Visualization Studio.

Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil.

La Lune projette alors son ombre dans l’espace. Mais cette ombre comporte plusieurs régions.

La partie extérieure, appelée pénombre, correspond aux régions terrestres depuis lesquelles une fraction seulement du Soleil est cachée : on observe alors une éclipse partielle.

Au centre se trouve l’ombre, ou umbra. Pour les observateurs situés à l’intérieur de cette petite zone mobile, la Lune masque entièrement le disque solaire : c’est l’éclipse totale.

Le 12 août, cette petite ombre a parcouru la surface de la Terre en commençant dans les hautes latitudes de l’Arctique. Elle a traversé des régions du nord de la Russie, puis le Groenland, l’Islande et l’Atlantique Nord avant d’atteindre la péninsule Ibérique en fin de journée.

La zone de totalité ne représente qu’une bande relativement étroite à l’échelle de notre planète.

Tout autour, en revanche, une immense partie de l’hémisphère Nord se trouvait dans la pénombre lunaire. Une éclipse partielle a ainsi été visible dans une grande partie de l’Europe, du Canada, dans certaines régions des États-Unis et dans le nord-ouest de l’Afrique.

Pourquoi une éclipse totale est-elle possible ?

La coïncidence est extraordinaire.

Le Soleil possède un diamètre d’environ 1,39 million de kilomètres, tandis que celui de la Lune n’est que d’environ 3 475 kilomètres.

Notre étoile est donc environ 400 fois plus grande que la Lune.

Mais elle se trouve également approximativement 400 fois plus loin de nous.

Conséquence : vus depuis la surface de la Terre, le Soleil et la Lune possèdent des diamètres apparents très proches.

Lorsque les conditions géométriques sont favorables, la Lune peut donc cacher exactement le disque solaire.

Ce n’est cependant pas systématique.

L’orbite de la Lune autour de la Terre n’est pas parfaitement circulaire. Sa distance varie. Lorsque la Lune est suffisamment proche de la Terre, son diamètre apparent dépasse légèrement celui du Soleil et l’éclipse peut être totale.

Lorsqu’elle est plus éloignée, elle paraît trop petite pour masquer complètement notre étoile : il reste alors un anneau lumineux autour d’elle. On parle d’éclipse annulaire.

Le 12 août 2026, la géométrie était favorable à la totalité.

La magnitude maximale de l’éclipse était proche de 1,039 : à son maximum, le diamètre apparent de la Lune était légèrement supérieur à celui du Soleil.

Le spectacle européen : un Soleil noir au coucher du jour

L’Espagne aux premières loges

Progression de l’éclipse au-dessus d’un champ de tournesols
Montage montrant les différentes phases de l’éclipse du 12 août 2026 au-dessus de San Millán de los Caballeros, près de León.
Crédit : NASA / Bill Ingalls.

L’Espagne constituait l’un des endroits les plus accessibles pour assister à la totalité.

La bande traversait une grande partie de la moitié nord de la péninsule, d’ouest en est.

Le phénomène présentait toutefois une particularité spectaculaire : le Soleil était déjà très bas sur l’horizon lorsque la totalité s’est produite.

À La Corogne, par exemple, l’éclipse a commencé vers 19 h 31, son maximum s’est produit vers 20 h 28 et elle s’est achevée vers 21 h 22, peu avant le coucher du Soleil. La totalité y a duré environ 76 secondes, avec un Soleil encore situé à environ 12° au-dessus de l’horizon.

À Burgos, la totalité a duré environ 104 secondes, avec le Soleil à seulement 8° de hauteur.

À León, où l’Agence spatiale européenne avait organisé l’un de ses principaux événements publics, la phase de totalité s’est produite vers 20 h 28 et a duré environ 1 minute et 45 secondes.

Cette faible hauteur du Soleil a offert des compositions photographiques inhabituelles : l’éclipse pouvait être photographiée en même temps que le paysage, les monuments ou l’horizon espagnol.

À León, 14 500 personnes réunies sous l’ombre de la Lune

L’ESA avait choisi la ville de León pour l’un de ses grands rendez-vous publics.

Selon l’agence européenne, environ 14 500 personnes ont participé à l’événement organisé avec la ville et l’Université de León.

Pendant la phase partielle, lunettes d’éclipse sur le nez, la foule a progressivement observé le croissant solaire se réduire.

Puis les dernières portions de photosphère ont disparu.

Pendant quelques dizaines de secondes, les lunettes filtrantes pouvaient enfin être retirées : le disque solaire était complètement occulté.

Le jour s’est transformé en un étrange crépuscule.

Au centre du spectacle, un cercle parfaitement noir : la silhouette de la Lune.

Autour de lui apparaissait une structure beaucoup plus vaste et délicate : la couronne solaire.

Les images de León publiées par l’ESA montrent cette atmosphère externe du Soleil s’étendant tout autour de la Lune sous forme de filaments lumineux.

La couronne solaire enfin visible

En temps normal, la couronne existe évidemment toujours.

Mais elle est extraordinairement difficile à observer depuis la Terre, car la lumière de la photosphère — la surface visible du Soleil — est beaucoup plus intense.

Une éclipse totale agit comme un gigantesque coronographe naturel.

La Lune masque précisément la partie la plus lumineuse du Soleil et révèle ce halo beaucoup plus faible.

La couronne n’est pas une simple enveloppe uniforme.

Elle est modelée par le champ magnétique solaire. De longues structures lumineuses suivent les lignes de champ et peuvent s’étendre sur plusieurs rayons solaires.

Sa température constitue par ailleurs l’un des grands problèmes de la physique solaire : alors que la photosphère se situe autour de 5 500 °C, la couronne atteint couramment plus d’un million de degrés.

Comprendre comment cette région extrêmement ténue est chauffée à de telles températures reste un important domaine de recherche en héliophysique.

Une protubérance solaire photographiée pendant la totalité

Les photographies prises en Espagne ont également révélé des protubérances solaires.

Sur les images réalisées près de León par le photographe de la NASA Bill Ingalls, une boucle de plasma est notamment visible sur le bord gauche du Soleil éclipsé.

Une protubérance est constituée de plasma guidé par les structures du champ magnétique solaire.

Certaines atteignent des dimensions considérables, dépassant plusieurs fois le diamètre de la Terre.

Lors d’une éclipse totale, elles peuvent apparaître comme de petites excroissances rougeâtres autour du disque noir de la Lune.

Et en France ?

La France métropolitaine se trouvait juste au nord de la bande de totalité.

Aucun point de l’Hexagone n’a donc connu la nuit complète provoquée par l’ombre centrale de la Lune. L’Observatoire de Paris confirme que l’éclipse y était partielle.

Elle était néanmoins exceptionnelle par son degré d’occultation.

Sur une grande partie du territoire, plus de 90 % de la surface apparente du Soleil était masquée au maximum. Plus on se dirigeait vers le sud et l’ouest, plus le spectacle devenait spectaculaire.

À Paris, l’Observatoire de Paris calculait une obscuration d’environ 92,1 %, avec un Soleil situé seulement à un peu plus de 7° au-dessus de l’horizon au maximum.

À Toulouse, l’occultation approchait 97,9 %.

Le phénomène avait donc quelque chose d’inhabituel : un très mince croissant solaire éclairait encore le paysage au moment où le Soleil descendait vers l’horizon occidental.

Une éclipse partielle, même à plus de 95 %, reste cependant très différente d’une totalité.

Aussi petit soit-il, le fragment de photosphère encore visible produit suffisamment de lumière pour empêcher l’œil de voir correctement la couronne.

C’est seulement lorsque les 100 % sont atteints que le changement devient radical.

Des observations scientifiques depuis un avion de la NASA

Pour les scientifiques, une éclipse totale n’est pas seulement un spectacle.

C’est aussi un laboratoire naturel.

WB57 Team
WB57 Team Credit NASA

La NASA avait déployé un avion scientifique WB-57 en Islande. L’appareil a décollé de Keflavík pour observer la totalité à haute altitude.

Une caméra installée à l’avant de l’avion, appelée SAMI, a observé la couronne dans le visible et dans l’infrarouge. Les premières images ont été publiées par le Scientific Visualization Studio de la NASA. (Studio de visualisation scientifique).

Observation depuis le WB-57 de la NASA
Vue de l’éclipse totale obtenue par l’avion scientifique WB-57 de la NASA depuis le ciel islandais.
Crédit : NASA.

Voler à haute altitude offre plusieurs avantages.

L’avion se trouve au-dessus d’une grande partie de la vapeur d’eau et des perturbations atmosphériques. Il peut également se déplacer dans la direction de l’ombre lunaire et prolonger dans certaines conditions la durée utile des observations.

Des équipes soutenues par la NASA ont également lancé des ballons scientifiques en Islande, avant, pendant et après l’éclipse, afin d’étudier les réactions de l’atmosphère terrestre à la brusque disparition d’une grande partie du rayonnement solaire.

L’éclipse photographiée depuis l’espace

L’un des aspects les plus impressionnants d’une éclipse apparaît lorsque l’on change complètement de point de vue.

Depuis la Terre, nous regardons la Lune cacher le Soleil.

Depuis l’espace, on peut regarder l’ombre de la Lune courir sur notre planète.

L’ESA indique que le satellite météorologique MTG-I1 a enregistré le déplacement de l’ombre lunaire à la surface de la Terre pendant l’éclipse.

Sur ces images, la totalité n’est plus un disque noir placé devant le Soleil : elle devient une vaste tache sombre parcourant l’Atlantique puis l’Europe.

C’est en réalité cette ombre qui explique pourquoi deux observateurs séparés de quelques centaines de kilomètres peuvent vivre des expériences complètement différentes.

L’un peut se retrouver dans l’umbra et voir une éclipse totale.

L’autre, placé juste à l’extérieur, conserve un petit croissant de Soleil et n’observe qu’une éclipse partielle.

Proba-3 a vécu… une double éclipse

La double éclipse de Proba-3
Le 12 août 2026, la Lune traverse le champ du coronographe ASPIICS de Proba-3 alors que les deux satellites européens créent déjà leur propre éclipse artificielle.
Crédit : ESA / Proba-3 / ASPIICS.

L’une des observations les plus étonnantes du 12 août 2026 vient de la mission européenne Proba-3.

Cette mission se compose de deux satellites volant en formation avec une très grande précision.

Le premier, appelé Occulter, masque artificiellement le Soleil.

Le second transporte le coronographe ASPIICS, qui peut ainsi observer la couronne comme s’il bénéficiait d’une éclipse solaire artificielle.

Autrement dit, Proba-3 est une machine spécialement conçue pour fabriquer des éclipses dans l’espace.

Mais le 12 août, la vraie Lune s’est invitée dans l’expérience.

Alors que les satellites réalisaient déjà leur propre occultation artificielle, la Lune est passée elle aussi devant le Soleil vu depuis Proba-3.

Résultat : une étonnante double éclipse.

Depuis la position du satellite, la Lune a occulté le Soleil pendant environ 8 minutes et 40 secondes, beaucoup plus longtemps que les 2 minutes et 18 secondes maximales vécues par les observateurs au sol.

Cette configuration exceptionnelle a également permis aux scientifiques de vérifier et calibrer les performances optiques du coronographe ASPIICS dans des conditions remarquablement favorables.

Pourquoi toutes les nouvelles lunes ne produisent-elles pas une éclipse ?

On pourrait logiquement se demander : si une éclipse nécessite que la Lune soit entre la Terre et le Soleil, pourquoi n’en observons-nous pas à chaque nouvelle lune ?

La raison vient de l’inclinaison de l’orbite lunaire.

Le plan dans lequel la Lune tourne autour de la Terre est incliné d’environ par rapport au plan de l’orbite terrestre autour du Soleil, appelé écliptique.

La plupart du temps, lors d’une nouvelle lune, notre satellite passe donc légèrement au-dessus ou au-dessous de l’alignement parfait.

Pour qu’une éclipse solaire se produise, la nouvelle lune doit se trouver près de l’un des deux points où son orbite coupe le plan de l’écliptique.

Ces points sont appelés nœuds lunaires.

Lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont suffisamment bien alignés près d’un nœud, l’ombre lunaire peut atteindre notre planète.

Qu’est-ce que le Saros 126 ?

Les éclipses se reproduisent suivant certains cycles.

L’un des plus connus est le Saros, d’une durée d’environ 18 ans, 11 jours et 8 heures.

Après cette période, le Soleil, la Terre et la Lune retrouvent une géométrie suffisamment proche pour produire une éclipse présentant des caractéristiques similaires.

L’éclipse totale du 12 août 2026 appartient au Saros 126.

Ce même Saros avait déjà produit l’éclipse totale du 1er août 2008, dont la durée maximale atteignait 2 min 27 s.

Il produira encore une éclipse totale le 23 août 2044, avec une durée maximale un peu supérieure à deux minutes.

Les éclipses d’un même Saros ne se produisent cependant pas au même endroit : les huit heures supplémentaires font tourner la Terre d’environ un tiers de tour avant l’éclipse suivante.

Observer une éclipse sans danger

L’éclipse du 12 août est terminée, mais les mêmes règles seront indispensables pour les prochaines.

Regarder directement le Soleil est dangereux dès qu’une partie quelconque de sa photosphère reste visible.

Des lunettes ordinaires, même très sombres, ne protègent pas les yeux.

Il faut employer des lunettes spécifiquement conçues pour l’observation solaire ou un dispositif de projection indirecte adapté.

Les jumelles, télescopes et appareils photographiques présentent un risque encore plus important lorsqu’ils sont dirigés vers le Soleil sans filtre solaire placé devant l’optique : ils concentrent son rayonnement.

Lors d’une éclipse totale, les protections peuvent être retirées uniquement pendant la courte période où le Soleil est entièrement masqué.

Dès que le premier point lumineux de photosphère réapparaît, elles doivent être remises immédiatement.

En France, puisque l’éclipse du 12 août 2026 n’était jamais totale, les protections devaient être conservées pendant toute l’observation.

Une éclipse historique pour l’Europe

L’événement était particulièrement attendu sur le continent européen.

La dernière éclipse totale visible depuis une partie de l’Europe remontait à 1999. Pour l’Espagne, celle du 12 août représentait la première totalité observable depuis le pays depuis plus d’un siècle.

Mais le 12 août 2026 n’est que le début d’une période particulièrement favorable pour la péninsule Ibérique.

Une autre éclipse totale traversera le sud de l’Espagne dès le :

2 août 2027

Cette fois, la totalité sera considérablement plus longue.

La durée maximale mondiale atteindra environ 6 minutes et 23 secondes, contre 2 minutes et 18 secondes en 2026.

Puis, le 26 janvier 2028, l’Espagne et le Portugal connaîtront une éclipse annulaire.

Pour la France métropolitaine, il faudra attendre beaucoup plus longtemps avant de retrouver une totalité : l’Observatoire de Paris indique que la prochaine éclipse totale visible depuis le territoire métropolitain se produira en 2081.

Questions fréquentes

Où l’éclipse du 12 août 2026 était-elle totale ?

La totalité était visible dans une bande traversant notamment le nord de la Russie, le Groenland, l’Islande, le nord de l’Espagne et une petite partie du Portugal.

L’éclipse était-elle totale en France ?

Non. Toute la France métropolitaine se trouvait à l’extérieur de la bande de totalité. Elle y était partielle, mais avec une occultation supérieure à 90 % sur une grande partie du territoire.

Combien de temps la totalité a-t-elle duré ?

La durée maximale mondiale a atteint 2 minutes et 18 secondes près de l’Islande. La durée variait selon la position de l’observateur. À León, elle a été d’environ 1 min 45 s.

Pourquoi voit-on la couronne pendant une éclipse totale ?

Parce que la Lune masque la photosphère, extrêmement lumineuse. La couronne, beaucoup plus faible, devient alors visible autour du disque noir de notre satellite.

Peut-on regarder une éclipse solaire sans lunettes ?

Uniquement pendant la phase de totalité d’une véritable éclipse totale, lorsque le Soleil est entièrement caché. Dès qu’une partie du Soleil est visible, une protection solaire appropriée est indispensable.

Quelle sera la prochaine éclipse totale de Soleil ?

La prochaine aura lieu le 2 août 2027. Sa bande de totalité traversera notamment le sud de l’Espagne et l’Afrique du Nord et sa durée maximale atteindra environ 6 min 23 s.

Conclusion

L’éclipse du 12 août 2026 aura été bien plus qu’un rendez-vous spectaculaire entre trois astres.

Elle a permis à des milliers d’observateurs européens de voir le Soleil se transformer en un disque noir entouré de sa couronne, tandis que des instruments scientifiques étudiaient simultanément le phénomène depuis le sol, la haute atmosphère et l’espace.

En Espagne, le Soleil totalement éclipsé s’est retrouvé suspendu à seulement quelques degrés au-dessus de l’horizon. En France, un mince croissant solaire a subsisté, donnant à une grande partie du territoire l’une des éclipses partielles les plus profondes observables depuis des années.

Pendant ce temps, un avion WB-57 de la NASA poursuivait l’ombre depuis le ciel islandais, des ballons scientifiques mesuraient les réactions de l’atmosphère terrestre et les satellites européens de Proba-3 réalisaient une improbable double éclipse.

Et le calendrier céleste nous donne déjà rendez-vous : le 2 août 2027, une nouvelle éclipse totale traversera le sud de l’Espagne et offrira cette fois plus de six minutes de totalité dans les régions les mieux placées.

Sources et références

Sources scientifiques et institutionnelles

NASA Science — Total Solar Eclipse on August 12, 2026
Trajectoire, visibilité et explications générales.

NASA / Goddard Space Flight Center — Catalog of Central Solar Eclipses
Saros 126, magnitude et durée maximale.

NASA Earth Observatory — A Sunflower’s View of Totality
Observations en Espagne et photographies de Bill Ingalls.

NASA Scientific Visualization Studio — 2026 Total Solar Eclipse Imagery
Observations aériennes depuis le WB-57 et programme de ballons scientifiques.

European Space Agency — A look back at the 2026 total solar eclipse
Images européennes et observations depuis le sol et l’espace.

ESA — Proba-3, A double eclipse
Observation de la double éclipse et résultats du coronographe ASPIICS.

Instituto Geográfico Nacional — Eclipse total du 12 août 2026
Horaires et circonstances locales en Espagne.

Observatoire de Paris / IMCCE
Visibilité depuis la France et circonstances astronomiques.

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